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Famille

Assurer l’autonomie financière d’un enfant handicapé

Pour aider les personnes en situation de handicap à épargner, les pouvoirs publics ont mis en place des produits financiers spécifiques.

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Assurer l’avenir de son enfant est l’une des préoccupations de tout parent. Une préoccupation d’autant plus forte lorsque cet enfant est handicapé. Pour lui garantir une certaine autonomie financière, il est possible de faire appel à certains produits financiers. Explications.

Épargner sereinement

Bien que les personnes en situation de handicap puissent prétendre à certaines aides de l’État, leur montant n’est pas suffisant pour leur permettre de couvrir l’ensemble de leurs dépenses eta fortiori de se constituer un petit pécule. La solution la plus simple consiste donc à les aider à épargner.

Mais problème, ces aides de l’État sont attribuées en fonction des ressources du demandeur. Sont pris en compte notamment les revenus professionnels et locatifs, les plus-values mobilières et les produits de placements.

Pour éviter toute déconvenue, il est alors conseillé de souscrire en priorité des placements réglementés (Livret A, Livret de développement durable, Plan d’épargne logement). En effet, les intérêts issus de ces placements, exonérés d’impôt sur le revenu, ne sont pas pris en compte lors du calcul de ces aides.

Faire appel à des produits adaptés

Conscients de la problématique liée au handicap, les pouvoirs publics ont permis la mise en place de produits spécifiques.

Ainsi, il est possible de souscrire un contrat d’épargne handicap. Ce dernier fonctionne sur la base d’une assurance-vie classique mais donne droit, en plus du régime fiscal avantageux de l’assurance-vie, à des « faveurs » supplémentaires : une réduction d’impôt de 25 % applicable aux primes versées, dans la limite d’un plafond global annuel égal à 1 525 €, majoré de 300 € par enfant à charge.

En outre, les parents d’un enfant handicapé peuvent souscrire un contrat de rente survie. Il s’agit d’une assurance prévoyance qui garantit le versement d’un capital ou d’une rente viagère à leur enfant lors de leur décès. Là encore, les versements donnent droit aux mêmes avantages fiscaux que le contrat d’épargne handicap (le dispositif étant commun).

Attention toutefois, ce dernier contrat peut être contraignant car il impose une alimentation régulière. Ainsi, l’arrêt des versements fait cesser la couverture du risque. Et les cotisations qui ont été versées antérieurement sont définitivement perdues.

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